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Nous
craignons souvent les hommes de la rue, les
d?inquants et les malfaiteurs... On peut aussi se demander
si les m?hants non entra?? valent mieux qu'une
ceinture noire. Nous avons toujours fait des combats
d'entra?ement en salle avec des
partenaires tr? courageux, de grande corpulence ou poss?ant
un regard per?nt et nous avons combattu avec courage et fermet? Malheureusement si cette
m?e personne se pr?entait dans la rue, ?son seul
regard l'esprit commence ?caricaturer ce malfaiteur en
un impitoyable forcen?et l?: adieu l'?happatoire et
tout ce qu'on a appris.
Par contre, si nous le
regardons comme un simple bonhomme d?uni de savoir
faire technique ou au moins le localiser dans un cadre ?al ?nos
partenaires de salle, nous aurons tout le
courage et la force de vaincre. Donc nous ne devons
jamais c?er ?une r?ction ?otionnelle profonde pour
ne pas aggraver la situation et c?er ?la peur et
l'angoisse.
Par
nature, nous avons un penchant
?l'attribution du courage et de la force aux
malfaiteurs alors qu'ils n'en ont pas plus qu'un autre
homme : le malfaiteur a seulement un avantage r?l du
fait qu'il se pr?ente volontairement pour attaquer sous estimant sa
victime; c'est
l?la source de son courage. Il serait bien injuste de
dire qu'il n'y a pas de malfaiteur courageux, mais il y
a autant d'hommes courageux, sinon beaucoup plus,
parmi nous.
Une autre source du courage
de l'agresseur est sa conviction intime que celui qu'il
attaque ne se d?endra pas. Dans bien des cas, il se
d?ourage d? qu'il sent une r?istance ?ergique et il
attaque tr? rarement l'homme courageux.
L'instant le plus critique
est celui o?il faut passer de l'attitude (d’un homme ?
son aise) ?celle d'un homme qui doit se d?endre ou
attaquer. Si la peur n'intervient pas, ce passage
s'op?e sans retard ni complication : on dispose,
heureusement, de quelques moyens aussi simples
qu'efficaces pour ?iminer cette peur quand elle intervient. Une
inspiration tr? profonde par les narines, la bouche
ferm? ou ?peine ouverte, suivie d'une expiration tr?
lente, calme et freine le cœur; ses battements
redeviennent r?uliers et on se sent instantan?ent
apais? Les personnes qui rougissent trop fr?uemment
n'ont qu'?essayer cette m?hode pour se convaincre de
son instantan?t?et de son efficacit? On dit bien dans
le langage courant "enfin il a respir?largement", pour
exprimer le r?ablissement d'un ?at normal d'action et
d'esprit, apr? une paralysie ou une p?rification plus
ou moins longue caus? par une peur subite. Il suffit
donc de provoquer cette respiration libre pour dissiper
instantan?ent l'angoisse de la peur.
On dit que nous ne pleurons
pas parce que nous sommes tristes, mais que nous sommes
tristes parce que nous pleurons, et il est par
cons?uent conseill?de rire sans aucune raison, parce
que le rire lui-m?e provoque la gaiet?
Les mouvements du corps
ont, en effet, une influence suggestive exactement comme
les mouvements de l'?e.
?itez les bagarres, mais
si l'on est contrait ?entrer la m??, agissez avec d?ision.
R?l?hissez avant d'engager le combat; mais si vous
avez commenc??lutter, aucune h?itation n'est plus
permise. Quand une bataille est
entam?, il faut la finir, et, la finir, c'est
?re victorieux.
Ne parlez jamais dans une
bagarre. Ne focalisez pas votre attention sur un
point pr?is de l'adversaire mais le cadre entier. Si un
conducteur de voiture surveille un coin pr?is et non
l'ensemble, le danger pourrait survenir d'un autre c?? Ne contractez pas vos muscles. Cela vous
?uisera moins vite et conservera votre puissance
jusqu'?l'instant o?elle devra vous servir.
Aussi
il est important de savoir que,
- A
mesure que la corpulence est importante, les gestes se
font moins rapides et les d?lacement plus lents mais
les saisies plus serr?s et les coups plus pesants.
- Par contre
la petite taille est compens? par la rapidit?des
gestes, des d?lacements et des coups.
?/font>chapper,
esquiver, parer, c’est ?iter un accident inutile. Par
un savoir-faire, cela serait d’une excellente utilit?
m?e dans la vie courante. Comme le Jiu-jitsu est un art
d?ensif, chaque action commence donc par un effacement
suivi d’une r?ction offensive r?ondant ?l’attaque.
L’esquive est donc une partie inh?ente du Jiu-jitsu.
Ils existent plusieurs types d’esquives relatives, bien
s?, ?l’attaque et dont d?endra la riposte. Ces
actions se manifestent sous plusieurs formes :
1 - L’esquive : C’est le
fait de se soustraire rapidement ?une faible distance
pour ?iter un impact (un coup ou un objet allant dans
sa direction.).
2 - La Parade : C’est le
fait de se prot?er en ?artant un coup. La parade se
fait g??alement accompagner d’une riposte.
3 - L’effacement : C’est
une esquive sans parade ou l’on se soustrait tr?
rapidement et le plus tard possible au coup de
l’attaquant . La riposte se fait souvent par une saisie.
Si l’effacement est l??ement t?, l’adversaire pourra
le constater et de ce fait d?ier son attaque. En plus
on perd l'occasion de la riposte efficace.
Ces formes d’esquives,
peuvent ?re ?droite, ?gauche, internes, externes (?
90 ou 45? ou rotatives et suivies toutes d’un
encha?ement offensif.
Il
est vraiment tr? important d'apprendre s?ieusement ?
s'exercer sur les m?es techniques apprises, ?
droite et ?gauche et exercer chaque tour des
deux c??. Il faut, en effet, savoir aussi bien parer un coup de
couteau port?par la main droite que par la main gauche. Ceci est tr?
important au point de vue pratique; le nombre des gauchers est beaucoup
plus ?ev?qu'on ne le croit ?premi?e vue. La plupart des gauchers par
nature arrivent, ?force d'?ucation et d'exercices impos? ?l'?ole et
chez eux, ?se servir de leur main droite; mais d? qu'ils ex?utent
quelque chose qu'ils n'ont pas fait ?l'?ole, ou chez leurs parents,
comme, par exemple, porter un coup de couteau, instinctivement ils
ont recours ?leur main gauche. On n'a qu'?noter le nombre de gens qui
manipulent le marteau avec leur main gauche alors que nous les croyons
droitiers pour avoir une id? du
nombre des gauchers par nature.
Le
Ta?sabaki
(Le D?lacement) |